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Interview : Sophie Despierre, membre du Bureau SDDS

Interview : Sophie Despierre, membre du Bureau SDDS

 

Sophie Despierre

 

« Au bout du compte, la fusion AGIRC-ARRCO en elle-même n’a pas posé de difficulté majeure »

Responsable veille légale pour le domaine social chez Cegid, Sophie Despierre collabore depuis longtemps aux travaux de SDDS. Elle évoque avec nous son parcours au sein de l’Association, qui l’a conduit à travailler aussi bien sur la DSN qu’à la tête du groupe de travail né à la suite de la fusion AGIRC-ARRCO.

Vous êtes Responsable Veille Légale pour le domaine social chez Cegid. Comment êtes-vous venue à rejoindre le Bureau de SDDS ?

Je participais aux groupes de travail de SDDS depuis le début de la DSN. Lorsqu’Isabelle Marin a quitté le CA de SDDS, Cegid a proposé ma candidature pour la remplacer. Je continue de participer au groupe DSN, car la DSN fait partie intégrante des activités paie aujourd’hui. Cette activité m’a permis de m’ouvrir sur le déclaratif, et je dispose aujourd’hui d’une vision plus large.

Quels sont les apports de SDDS pour Cegid ?

Être membre de SDDS nous permet, comme aux autres éditeurs, de nous exprimer sur la faisabilité et l’opérationnalité de la mise en œuvre des textes et de partager nos points de vue. Même si nous ne sommes pas toujours entendus, notre expertise est reconnue et appréciée sur les métiers de la paie, des RH et également de la fiscalité puisque Cegid adhère aux trois collèges.

Être membre vous permet-il également de délivrer un meilleur service à vos clients ?

Cela nous donne des moyens de mieux anticiper les mesures, et d’ apporter en effet un service plus adapté; comme pour la mise en œuvre du prélèvement à la source… Même si la fin de l’année 2018 n’a pas été très satisfaisante sur le plan de l’anticipation malgré les efforts déployés par SDDS. On sait tous à quel point le cumul exceptionnel de réformes pour ce début d’année dans des délais particulièrement contraints a été compliqué.

Vous êtes à la tête du groupe de travail AGIRC-ARRCO. Parlez-nous de son activité.

La décision de constituer ce groupe avait été prise au printemps 2018, à la suite d’une réunion organisée par l’AGIRC-ARRCO visant à présenter aux éditeurs le projet de fusion entre les deux régimes. Nous étions ressortis de cette réunion avec un certain nombre de craintes, d’où la création du groupe de travail.
En pratique, ce groupe est plutôt intervenu avant l’été, certains enjeux liés au déclaratif et à la DSN se croisant avec les mesures de la fusion AGIRC-ARRCO. C’est à ce moment que nous nous sommes réunis et positionnés pour la première fois, pour éviter l’introduction de nouvelles contraintes qui n’étaient voulues ni par l’AGIRC-ARRCO, ni par les éditeurs. Nous avons adressé une liste de questions à l’AGIRC-ARRCO et au GIP MDS. L’AGIRC-ARRCO nous a rapidement répondu. Le GIP MDS ne l’a pas fait, ce qui s’explique par les réunions régulières que nous avons par ailleurs avec cette instance sur la DSN. La plupart des réponses à nos questions nous sont finalement parvenues par d’autres biais que par le groupe de travail AGIRC-ARRCO lui-même.

Quels sont les apports de SDDS pour Cegid ?

Être membre de SDDS nous permet, comme aux autres éditeurs, de nous exprimer sur la faisabilité et l’opérationnalité de la mise en œuvre des textes et de partager nos points de vue. Même si nous ne sommes pas toujours entendus, notre expertise est reconnue et appréciée sur les métiers de la paie, des RH et également de la fiscalité puisque Cegid adhère aux trois collèges.

Quelles sont, aujourd’hui, les échéances de votre groupe de travail ?

Chaque fois que nous avons échangé sur le sujet AGIRC-ARRCO, nous avons eu trois thématiques : la partie liée à la fusion en elle-même, qui a été rapidement clarifiée par les supports délivrés par l’organisme, mais surtout les effets de la réforme des allègements des cotisations puis les modalités de mise en œuvre dans la DSN.
Les points qui restent à clarifier sont surtout afférents à la mise en œuvre des allègements de cotisations, avec une portée qui excède donc le seul domaine de la retraite complémentaire. L’articulation entre les règles de calcul des cotisations des apprentis et celles du plafond de sécurité sociale en est l’exemple le plus signifiant. Le groupe de travail AGIRC-ARRCO est donc parti sur une bonne initiative, mais les vraies problématiques se sont finalement retrouvées dissoutes dans d’autres sujets. Au bout du compte, la fusion AGIRC-ARRCO elle-même n’a pas posé de difficulté majeure, c’est la coïncidence de calendrier avec la réforme des allègements de cotisations qui a été malencontreuse.

Revenons à l’Association. Quels sont, selon vous, ses apports les plus marquants à la cause de la simplification et aux éditeurs ?

SDDS a beaucoup gagné en visibilité vis-à-vis des organismes : nous sommes désormais régulièrement consultés, même si ce n’est pas toujours suffisamment en amont.
L’Association est devenue un interlocuteur reconnu, respecté pour son expertise et sa méthode. Dans le cadre du PAS, par exemple, SDDS a démontré sa capacité à agir avec à travailler avec les organismes de manière constructive.
Dans un cadre d’évolutions réglementaires où nous souhaitons être professionnels et responsables, mais aussi capables de bien accompagner nos clients, SDDS permet, avec la solidarité des éditeurs qui partagent les mêmes préoccupations d’avoir une influence publique constructive plus forte.

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